En voiture, Simone!

Le mardi 30 janvier 2018 dans Bon Plan, Lifestyle

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Devant la collection d’histoires plus ou moins sordides de chauffeur de VTC et de copines pas rassurées, la nouvelle appli arrive à point nommé.

Il est 2h du matin, le bar est fermé, le métro aussi et Chloé, pas mal éméchée, habite trop loin pour rentrer à pieds. C’est devenu un réflexe, elle sort son téléphone et commande machinalement la voiture qui la ramènera chez elle tranquille. Seulement voilà, le chauffeur fait la conversation, beaucoup, longtemps, et ça dérive peinard vers une proposition de s’arrêter boire un verre, de monter chez elle. Elle refuse, bien sûr, et demande a être déposée sur le champ. Chouette.

Si vous avez déjà échangé avec vos copines sur leurs expériences en VTC, et surtout chez Uber (sorry), vous vous êtes rendu compte qu’elles avaient toutes quelque chose de cet ordre à raconter (je vous vois venir, non tous les chauffeurs ne sont pas détraqués sexuels en puissance, c’est pas ce qu’on dit).
C’est également le constat qu’a fait Julia Paly, fondatrice de « Simone Drive Her », une application qui n’implique que des femmes, conductrices comme clientes.

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L’idée lui est venue un soir qu’elle est tombée sur une (rare) conductrice Uber. Elle s’est rendue compte que le trajet avait été extrêmement détendu et agréable, et ce des deux côtés: Julia s’est sentie en sécurité, pas en proie à un éventuel relou/dealer/prédateur et sa conductrice aussi. L’absence de chauffeur au féminin chez les VTC s’explique surtout par des problématiques de clients pénibles voire violents, de sécurité encore, donc. Ajoutez à cela les nombreux témoignages des utilisatrices de VTC et Simone, Drive Her était née -du nom de Simone Louis Des Forest, première femme à obtenir le permis et à être devenue pilote de rallye en France.

CE QUI CHANGE

Outre la sécurité et la tranquillité de corps et d’esprit, Simone, Drive Her est un service régularisé:

-Les conductrices sont licenciées TAXI et non VTC. Pourquoi? Les taxis sont référencés et la fondatrice avait à coeur de les remettre à l’honneur.

-Si les taxis étaient plus cher que Uber à son lancement c’est loin d’être toujours le cas aujourd’hui: entre les majorations surprises et le prix fixe et donc élevé (et pour cause, Uber retient 25% au chauffeur), la course à 6€ est devenue rare. En ne travaillant qu’avec des Taxis, Simone, Drive Her pratique des prix réglementés par la préfecture, donc des prix qui ne bougent pas et qui dépendent du compteur. L’appli prend 1€ de commission sur la course de la conductrice et 1€ sur celle de la cliente. Donc si le compteur indique 16€, vous paierez 17€, basta.

-Les conductrices n’ont pas d’obligations vestimentaires, ou de service en général. Leur licence et leur entretien d’embauche sont les garanties de leur professionnalisme. L’appli les laisse libre, comme leur statut d’indépendantes le prévoit.

-Les conductrices ont été recrutées sur le terrain: aéroports, gares mais aussi sur le site de l’assurance maladie. En effet, vous y trouverez une liste de taxis conventionnés et remboursés par la sécu et… principalement conduits par des femmes.

Julia prévient tout de même, Simone, Drive Her c’est tout nouveau, donc peut-être un petit peu long parfois mais le recrutement est en bonne voie et devrait rouler parfaitement sous peu.

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