« Everything, Tomorrow », le premier solo show de Sam Hiscox

Le mercredi 01 novembre 2017 dans Arts, Exposition, Opérations, Photographie

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« L’important c’est de capturer les images au moment où elles surviennent »

Son nom vous est sans doute encore étranger, ça ne devrait plus durer bien longtemps.

Sam Hiscox, Anglais de 1984, fait partie de ces photographes de l’intime, de ceux qui ont toujours un appareil sur eux et qui délivrent toute la beauté de ce et ceux qui les entourent.

Pour sa première exposition « Everything, Tomorrow »  le photographe dévoile les images tendres de son entourage, famille et amis. Il nous propose ainsi un genre de pause introspective dans un contexte social en flux constant et souvent violent. Ses images agissent comme un reboot émotionnel, une façon de redéfinir la toile des relations qui nous habite tous.

Si vous êtes de passage à Londres, ça se passe aujourd’hui chez Hotshoe 333, 333 Portobello Road, London, you’re welcome.

On a posé quelques questions à Sam:

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Salut Sam, ça va? Excité?

Oui bien sûr! C’est ma première expo, j’ai hâte de voir mon travail au mur! J’ai pas mal bossé sur la mise en espace et l’accrochage en amont, c’est génial de voir que ça devient réel.

Tu travailles au numérique mais aussi -et principalement- à l’argentique. Penses-tu que la pellicule soit plus encline au traitement de l’intimité?

L’argentique en lui-même est un matériau très intime. La lumière devient un medium sensible qui, s’il est correctement utilisé, dévoile une représentation presque parfaite de ce que nous voyons à l’oeil nu. C’est à mon sens un procédé très romantique. Cependant, je crois qu’on devrait prendre des photos avec l’appareil qu’on a sous la main: téléphone, argentique, numérique, peu importe, l’important c’est de capturer les images au moment où elles surviennent.

« Everything, Tomorrow », le titre de ton expo, évoque un genre d’absolu à venir, qu’entends-tu par là?

Ce titre est fait pour être compris de plusieurs manières. D’un côté il souligne la juxtaposition paralysante qui consiste à vouloir accomplir quelque chose pour soi-même en y mettant la meilleure volonté du monde tout en se trouvant des excuses pour toujours remettre à demain, le « tomorrow » du titre, donc. D’un autre côté je voulais juste dire que tout peut attendre. C’est vraiment important de lâcher prise, de laisser de côté le stress et les pressions qu’on se crée soi-même et de prendre du temps pour faire des choses qui nous rendent heureux.

Pourquoi une exposition et pas un nouveau livre/fanzine comme ce que tu avais fait avec « What Is Love / Baby Don’t Hurt Me »?

Au début de l’été dernier le mag Hotshoe m’a demandé si pour leur 200ème numéro je souhaitais produire un corps de travail qui montrerait ce que c’est que de vivre à Londres en 2017. Je leur ai soumis mes photos et ils m’ont proposé d’exposer dans leur nouveau lieu sur Portobello Road, c’était parti! J’aimais l’idée de prendre le contrôle sur un espace et de créer un environnement qui ait un impact différent sur le public que celui qui existe lorsque l’ on regarde un livre. Être entouré d’images peut avoir un effet très fort et c’est cette sensation que j’essaye de re-créer.

Que peut-on te souhaiter?

De publier mon premier livre l’année prochaine et après ça, de me mettre à mon premier court métrage!

L’exposition, vous l’aurez compris, est hostée par Hotshoe qui publie l’intégralité de la série « Everything Tomorrow » dans son  200ème numéro du mag photo, un des plus beaux de nos amis britons. C’est encore Hiscox qui signe la couv!

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