(LA)HORDE a investi la Halle Hébert le temps d’une Nuit Blanche

Le mardi 10 octobre 2017 dans Lifestyle

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(LA)HORDE est un trio formé par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel.

Ils ont présenté leur art à travers une performance en 3 lieux, et 3 actes, lors de la Nuit Blanche.  Le but ? Remettre en question la place des relations entre l’homme et la matière, l’amour et la haine.

En introduction, les spectateurs faisaient face à un film qui laissait deviner les thématiques des salles suivantes, avec Crystel Fournier, la chef opératrice de Céline Sciamma, à la photographie.

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L’acte 1 mettait en scène des émeutiers face à un camion anti-émeute. Pour l’acte 2, une salle immense accueillait un ballet de Fenwicks accompagnés d’un troupe de danseurs et de performeurs. Une course-poursuite au ralenti contre la performeuse.

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Dernier acte : une limousine gît au milieu de la halle. Elle est vandalisée, cassée, de la fumée sortant de sa carcasse, et un groupe de personnes l’embrasse, inlassablement. Un « kissing contest » qui n’est pas sans rappeler les « touching contests », populaires aux Etats-Unis.

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De l’autre côté de la limousine étaient sobrement tagués les mots « We the People », rappelant les premiers mots du préambule de la Constitution Américaine. Un questionnement à peine déguisé de la société Américaine, même s’il laisse libre court à l’interprétation du spectateur.

Le grand final reposait sur une manifestation grandeur nature face à un camion anti-émeute. Face à un jet d’eau, les manifestants s’engageaient dans une chorégraphie de résistance groupée. Une œuvre magnifique, qui témoigne du grand talent de ce collectif montant. A suivre absolument.

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