Serena Williams signe une tribune contre les inégalités dans le monde du travail

Le jeudi 03 août 2017 dans Lifestyle, Sport

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Le 31 juillet était le Black Women’s Equal Pay Day. A cette occasion, la championne de tennis au 39 titres, Serena Williams, a publié une tribune.

Si le Black Women’s Equal Pay Day existe, c’est parce que le plafond de verre est d’autant plus visible lorsqu’il s’agit de femmes de couleur. En termes de chiffres, cela veut dire que lorsqu’un homme gagne 1 dollar, une femme noire ne gagne que… 63 centimes. C’est donc 37 cents de moins (et 17% de moins que les femmes blanches).

Serena Williams parle de son histoire personnelle pour illustrer ses propos : « En grandissant, on m’a dit que je ne pourrai pas réaliser mes rêves parce que j’étais une femme, qui plus est avec ma couleur de peau. A chaque étape de ma vie, j’ai du apprendre à me battre et à prendre la parole. J’ai été traitée injustement, mes collègues masculins m’ont manquée de respect et j’ai été le sujet de remarques racistes, sur le court et en dehors. J’ai la chance d’avoir une force intérieure et un soutien sans faille de ma famille et de mes amis, qui me poussent à avancer. Mais ces injustices font mal.« 

Si le sujet est aussi problématique, ce n’est pas uniquement pour une question d’argent : la championne parle d’une oppression systématique. Elle dit : « les femmes noires ont été conditionnées à penser qu’elles étaient ‘moins que’. Dans plein de cas, ces femmes sont à la tête du foyer. Des mères célibataires. Le problème n’est pas que les femmes noires ont des emplois moins bien payés. Elles gagnent moins même dans les domaines de la technologie, de la finance, dans le divertissement, en droit et en médecine.« 

L’engagement de Serena Williams n’est pas récent : elle s’est déjà exprimée à plusieurs reprises sur le sujet et est une figure de proue du féminisme dans le monde du sport. Ici, elle termine simplement son pamphlet : « Récupérons nos 37 centimes« .

La tribune, qu’on vous conseille grandement de lire, est à retrouver dans son intégralité et en anglais sur le site de Fortune.

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