La rétrospective David Hockney au Centre Pompidou

Le mardi 11 juillet 2017 dans Arts, Exposition, News

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Pour les 80 ans de David Hockney, le Centre Pompidou organise une rétrospective sur l’artiste anglais. Peinture, photographie, vidéo… Tous les aspects de ce touche-à-tout y sont présentés.

Le Centre Pompidou s’associe à la Tate Britain de Londres et au Metropolitan Museum de New York, pour présenter au public plus de 160 oeuvres de David Hockney, expérimentateur artistique et technique. Piscine, double portraits et paysages colorés, l’exposition retrace chronologiquement le cheminement d’Hockney ainsi que l’évolution dans l’utilisation de ses outils (comme l’iPad).

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A Play Within A Play – Hockney (1963)

L’exposition commence par les œuvres de l’étudiant en école d’art. Puis on voit les influences s’ajouter : Jean Dubuffet, Francis Bacon ou encore Picasso se mélangent pour l’artiste, qui décide qu’il ne se cantonnera pas à un style.

« J’étais tombé amoureux de Picasso. Il pouvait tout maîtriser, tous les styles, toutes les techniques. La leçon que j’en tire, c’est que l’on doit les utiliser tous. »

Autre tournant, son arrivée en Californie en 1964, solaire et hédoniste. Le trait devient alors très net, les couleurs vives, le sujet simple. Il y peint ses œuvres les plus célèbres, comme A Bigger Splash ou les doubles portraits.

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George Lawson and Wayne Sleep – Hockney (1972)

Puis Hockney s’intéresse à la représentation spatiale. Il conçoit d’abord ses « joiners », des montages de polaroids qui représentent une même scène de plusieurs perspectives spatiales et temporelles. Ensuite, en 1997, il réalise sur le même principe les Quatre Saisons, œuvre vidéo faite de plusieurs prises de vues agencées sur des écrans de télévision. Le même chemin au nord de l’Angleterre est filmé à chacune des saisons de l’année, évocatrices du passage du temps. Enfin, l’exposition se termine sur les œuvres faites à l’iPad, qui permet à Hockney de partager plus facilement ses créations ; ici, il s’en sert pour laisser le visiteur observer l’évolution d’une peinture, étape par étape.

Le résumé que l’on pourrait faire de l’œuvre d’Hockney, c’est donc qu’elle est impossible à résumer. Mais ça ne nous a pas empêché d’aimer chaque partie de l’exposition.

Rétrospective David Hockney, du 21 juin au 23 octobre 2017 au Centre Pompidou à Paris

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