[CLIP] Videogram – it’s a fine line

Le jeudi 23 mars 2017 dans Opérations, Video of the week

Le duo composé de Ivan Smagghe et Tim Paris partage une nouvelle vidéo, réalisée par Harold Chlewicki, en exclusivité sur BETC Pop

Le duo électronique français It’s A Fine Line, composé d’Ivan Smagghe et Tim paris, a confié la réalisation de son nouveau clip, Videogram, au réalisateur Harold Chlewicki. Une vidéo qui flirte avec l’héritage du cinéma expérimental (un clin d’œil à l’univers maléfique de Kenneth Anger) façon 2017. Conçu comme un parcourt initiatique le clip suit Lola, créature énigmatique et évanescente qui bascule d’un univers à l’autre à mesure que les morceaux s’enchaînent en fond sonore.  « On savait dès le début qu’on ne voulait pas faire un clip classique. En discutant on s’est d’abord mis d’accord sur un format de petites vignettes courtes. Puis au fur et à mesure, nous nous sommes dirigés vers quelque chose d’hybride, à mi-chemin entre le clip, le portrait, et la fiction, » explique Harold.

Sur des synthétiseur 80’s aux sonorités légèrement darkounettes – Lola fume un pilon, danse, court. Pas de narration linéaire ici, le hors-champ permet au spectateur de ficeler sa propre histoire. Un choix tout à fait signifiant pour le réalisateur qui se joue des limites du clip : « Peut-être que le format clip tel qu’on le connaît arrive en bout de course. À part quelques exceptions, on est très loin du laboratoire que c’était à ses débuts. On est même dans une uniformité assez déprimante. Single clip promo etc, c’est un peu poussiéreux tout ça. On aimerait que ça se renouvelle. Vraies questions mais nous n’avons pas toutes les réponses. »

Ivan Smagghe et Tim Paris, eux, refusent de se ranger dans un top case et comptent bien survoler les frontières qui divisent les genres : « C’est un album qui est celui qu’on a voulu, sans « genre » ou avec « the style of no style »». Un album inclassable donc, qu’on ne saurait cantonner à une époque en particulier. Ses sonorités dépassent de loin leur époque : « C’est peut-être une question de génération et de culture musicale mais, encore une fois, nous n’imposons rien. Pas d’enfermement conscient, encore moins dans une décennie. Pour nous, l’album c’est presque 1957-2017 mais via notre prisme, donc sans prétention ni respect des idoles, sans volonté de les défaire. C’est un album plein de contradictions peut-être, un jeu sur les clichés. Il y a surement une froideur 80’s mais aussi du cambouis late 50’s, un côté rock progressif assumé, le krautrock et le disco. Et une référence inconsciente à La Soupe au Choux, comme quoi… » énoncent Ivan et Tim. Tout s’explique.

HAROLD

 

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