[ITW] Digitalism

Le mardi 19 avril 2016 dans Interview, Music

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À l’occasion de leur venue au Badaboum le 27 avril – dans le cadre de la première date du tour de leur nouvel album – nous avons posé des questions aux auteurs du fameux tube Zdarlight : Digitalism.

Où vous-êtes vous rencontrés  ?

D : Ce n’est plus un secret aujourd’hui, on s’est rencontrés dans un magasin de disques il y a plus de 10 ans. Au bout d’un moment, on a commencé a mixer ensemble et tout est parti de là.

Quel est votre premier souvenir musical qui vous a mené à faire de la musique électronique ?

D : Il y avait une émission radio à Hambourg (d’où l’on vient) au début des années 90 qui jouait des vinyles de house chaque vendredi, et c’est grâce à ça qu’on en a appris plus sur la dance music et la musique de club. À partir de ce moment, on a accroché tout de suite à ce genre musical mais on était encore trop jeunes pour pouvoir l’expérimenter en club. Quelques années plus tard, lorsqu’on était enfin assez grands, on a rattrapé le temps perdu en sortant presque tous les soirs et en s’imprégnant de toute la culture autour de cette musique… Et c’est là qu’on a pris l’habitude de traîner au magasin de disques où l’on s’était rencontrés. C’était une suite logique que de mixer ces vinyles que nous avions découverts. Mais il y a un moment où tu veux plus que de simplement jouer les morceaux des autres, alors on a commencé à produire notre propre musique. On n’a aucun passé en matière de groupe, donc on s’est tourné vers les ordinateurs et les sampleurs pour faire la nôtre… C’est donc l’une des principales raisons pour laquelle on fait de la musique électronique.

Votre date live au Badaboum le 27 avril sera la première de la série pour votre nouvel album « Mirage », quelles sont vos attentes ?

D : Cela devrait être vraiment fun ! Les premières d’un show sont toujours géniales. Tu ne peux pas être sûr que tout va fonctionner comme tu veux, et c’est ça qui est formidable. On n’a jamais été au Badaboum donc ça va être sympa de découvrir l’endroit. Les gens disent que c’est vraiment un lieu cool.

Comment décririez-vous votre musique, car ce n’est pas seulement de la musique électronique, on peut trouver de la pop dans certains morceaux et même du rock ? Quelles sont vos principales influences ?

D : On essaye probablement de créer des passerelles entre la house, la techno et la musique Indie – tout en gardant en même temps un aspect très « bande-originale ». Une grand partie de nos influences provient de compositeurs de films tels John Williams ou Vangelis, de vieux jeux vidéos etc. On absorbe tellement de choses en permanence que ça en devient dur de choisir quelles sont nos influences principales. Mais ce qui nous motive, c’est le désir de mettre en bande-son nos propres vies avec nos morceaux, de les partager avec les gens autours de nous et de les porter sur scène. C’est aussi pour ça qu’il y a beaucoup de morceaux de guitares sur notre liste de choses qui nous influencent.

Vous sortez votre nouvel album « Mirage » en mai, après « I love you Dude » sorti en 2011. Pourquoi nous avoir fait attendre aussi longtemps ? Vous aviez la volonté de prendre votre temps pour arriver avec quelque chose de spécial ?

D : Après notre dernier album, on est parti en tournée pendant un bon bout de temps, sorti une compilation DJ Kicks un an après, sorti un EP sur Kitsuné et quelques singles dans la foulées. On a été tellement occupés qu’on a presque oublié que, un jour, on aimerait faire un nouvel album. Donc l’année dernière on a décidé de se poser et de travailler dessus. Cela ne nous a pas pris beaucoup de temps pour faire ce nouvel opus – seulement 6 mois à peu près. C’est juste que nous n’avons pas commencé à s’en occuper avant 2015. Et puis on a eu tellement d’idées que ce nouvel album est devenu très long, avec une vaste tracklist. Comme cela faisait longtemps depuis notre second album (ndlr. « I love You Dude »), on a vraiment eu l’impression de faire un « nouveau premier album ». Il n’y avait pas de pression, et c’est la raison pour laquelle il était facile à faire, en plus de nous aider à trouver notre identité de nouveau.

Pourquoi avoir choisi ce titre « Mirage » pour cet album ?

D : C’est à environ 80% du process de l’album qu’on en est arrivé à ce titre. C’est juste sorti de nulle part, mais ensuite, en y réfléchissant, il collait vraiment bien à celui-ci. Un mirage est quelque chose qui n’est pas réel, une illusion, quelque chose de fantastique. Vous devez regarder par deux fois, et le moment d’après il pourra ne plus exister. C’est quelque chose de très beau et que l’on rencontre généralement dans un environnement plutôt austère. C’est ce que l’on ressent à propos de cet album. Il est très coloré et mélodique, mais il ne cherche pas à être quelque chose. C’est une idée, quelque chose de neutre, quelque chose de légèrement magique.

De quel morceau êtes-vous le plus fier ? 

D : Nous sommes fiers de chacun d’entres eux. Ils ajoutent tous quelque chose au spectre de leur univers.

Comment décririez-vous vos rôles respectifs quand il s’agit de produire un morceau ? 

D : On compare habituellement nos rôles à « cameraman » pour Jence  et « réalisateur » pour Isi à la manière d’un tournage de film. C’est assez complémentaire.

Quelle est votre pire souvenir ?

D : Le pire a dû être lors de notre toute première date live à Strasbourg en 2005. On avait un frigo entier rempli de boissons avant le show car on était vraiment nerveux. C’était mauvais, mais on a de supers souvenirs de cette nuit. Même lorsque les choses se passent mal on n’en voit pas les côtés négatifs – on apprend de nos erreurs pour en tirer le meilleur parti.

Et votre meilleur souvenir ?

D : Une fois de plus, L’Ososphere festival en 2005 à Strasbourg. Le pire et le meilleur à la fois. Légendaire.

Cela fait maintenant presque 10 ans depuis que vous avez sorti Zdarlight. Prenez-vous toujours du plaisir à jouer ce morceau ou de sentir l’envie dans la foule de l’entendre (parce que nous oui !) ?

D : Oh, merci ! Oui nous le jouons toujours, comme d’autres morceaux de notre premier album. Ce sont des classiques et ils font toujours le boulot !

Quel morceau êtes-vous honteux d’écouter, mais vous ne pouvez pas vous en empêcher ?

D : Notre propre morceau Utopia. On sait qu’on ne devrait vraiment pas, mais on l’aime beaucoup trop.

Imaginons qu’on vous donne un défi : remplacer le track fétiche d’un de vos potes, celui dont vous êtes sûrs qu’il le jouera durant la soirée, par un truc vraiment naze. Quelle chanson et à qui faire la blague ?

D : Du Schlager allemand pour sûr ! Il y a des millions de mauvais morceaux dans ce style.

 3 artistes à voir en 2016 ?

D : LCD SoundsystemGooseErol Alkan

Quelle est votre définition de la Pop Culture ? 

D : Tout ce qui est populaire, i.e qui a un suivi plus grand qu’une simple niche. Et dû à cela, on peut trouver plus de points communs chez des personnes différentes via cette culture.

Un son par décennie ? 

60’s = Ennio Morricone – The Ecstasy of Gold

70’s = Chic – Everybody Dance

80’s =  Joy Division – Transmission

90’s = Daft Punk – Rollin’ and Scratchin’

00’s = Miss Kittin – Requiem for a Hit

10’s = Tame Impala – Same old Mistakes

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Événement

Le live est complet, mais on vous fait gagner 2×2 places !

by Pierre

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