[ITW] Hyphen Hyphen, traits d’union et live sismique

Le vendredi 04 décembre 2015 dans Interview, Music

A l’occasion du Hood Festival dans les locaux d’Havas, nous sommes allés à la rencontre des 4 Niçois d’Hyphen Hyphen. Véritables bêtes de scènes, leur premier album « Times » est sorti en Septembre dernier et contient un cocktail explosifs de tubes dansants. A voir et à écouter !

Votre premier album « Times » sort 4 ans après vos débuts, qu’est-ce qui vous a fait sauter le pas ?

Santa : On sortait de 2 ans de tournées et près de 200 dates où on a appris le métier sur scène, on avait donné tout ce qu’on pouvait en énergie brute et on avait de proposer quelque chose de plus pop, de plus dessiné, de devenir des producteurs et d’être fière de ce qu’on enregistré.

Zac : On a commencé à devenir plus mûrs. Soit on continuait à tourner, c’était super redondant pour nous et on ne progressait pas, soit on se lançait. Et puis on avait envie de dire des choses, d’avoir une vraie prise parole plus pop. Et c’était le bon moment.

Quand on enregistre un tube comme « Just Need Your Love », qui passe sur toutes les ondes et reste en tête, est-ce qu’on en est conscient dès l’enregistrement en studio ?

Line : « Just Need Your Love » c’est notre morceau le plus vieux et celui qui est passé par le plus d’étapes je crois. Du coup on était pas très certain de ce qu’il allait devenir, puis on a eu un déclic pendant qu’on était en train d’enregistrer, à la fin du mixage même, on a trouvé la voix du refrain qui n’était juste ici que de l’instrumental.

Santa : On a aussi signé chez Parlophone avec cette maquette, donc on avait quand même l’intention de faire de ce morceau le moteur de l’album, en adoucissant un peu son côté électro brut.

Vous êtes connus pour être des bêtes de scènes, vous avez fait un nombre impressionnant de concerts, c’est quoi votre graal en terme de salle ?

Tous : Superbowl, Madison Square Garden, Coachella (rires) en tout cas dans nos rêves ! Mais sinon faire un beau Zénith ou un Olympia ça serait génial.

 

Vous avez joué au Hood Festival dans une configuration qui justement change d’une salle de concert, dans le hall des bureaux d’Havas. Comment ça s’est passé pour vous ?

Santa : C’était fun parce que ça ajoute au challenge. Après on a appris à s’adapter on a joué un peu partout !

Line : On a joué dans des trains, sur des bateaux, sur des pistes de ski, devant des enfants de 3 ans qui pleuraient dès qu’on faisait un accord mineur, des punks bourrés à 3h du mat’… Je crois qu’on peut dire qu’on est tout terrain !

 

Dans toutes les interviews qu’on a pu lire avant de faire celle-ci, on vous rabâche quand même tout le temps le fait que vous ayez 22 ans. Vous avez déjà eu de mauvaises expériences à cause de votre âge ou vous en avez fait une force ?

Line : Sur le plateau, forcément quand t’es jeune tu peux te faire un peu écraser mais après deux ans de tournée ça va ! Quand t’as 18 ans et que tu arrives dans une salle en disant « je veux tel ou tel réglage » on te regarde un peu de haut.

Zac : Il faut savoir être sûr de soi et être capable de tenir tête à des gens qui ont 20 ans d’expérience dans le milieu. Il faut être diplomate, mais quand on sait ce qu’on veut surtout d’un point de vue technique il faut savoir garder ses positions.

Santa : On est 4 producteurs, et c’est pour ça qu’on a mis autant de temps avant de sortir notre premier album. On a voulu proposer quelque chose d’original, en apprenant à maîtriser tous les aspects du studio. On voulait savoir de quoi on parlait, avoir de vraies compétences techniques.

Vous bossez toujours tous les 4 ensemble ou plutôt séparément ?

Puss : Plutôt séparément. Chacun bosse de son côté puis on met en commun. On perd trop de temps quand on est tous les 4, avec un mec devant l’ordinateur et les 3 autres qui lui mettent la pression derrière. C’est seulement quand on s’est tous mis d’accord sur une direction qu’on bosse à 4.

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Santa et le public du Hood Festival

 

 

Quelles sont les plus grosses claques que vous ayez pris en live en 2015 ?

Santa : On en retient qu’une, c’est Jain.

C’est mignon parce que quand je l’ai interviewé elle m’a dit que sa plus grosse claque c’était Hyphen Hyphen !

Santa : Ahaha c’est trop gentil ! Sincèrement son live est le meilleur qu’on ait vu, c’est pas juste friendly.

 

C’est quoi la Pop Culture pour vous ?

Santa : C’est ce qu’on essaie de faire. Créer un projet global, proposer une esthétique autour de la musique et être multi-casquette. On est autant réalisateurs que bloggeurs, qu’ingé-son, que publicitaires, que chorégraphes …

Zac : Hyphen Hyphen ça veut dire trait d’union. C’est ce qu’on est et qu’on défend, c’est rassembler les gens, c’est créer du lien.

 

Un son par décennie ?

50’s = Billy Big broonzy – Black Brown and White

60’s = Nina Simone – I Put A Spell On You

70’s = The Rolling Stones – Miss You

80’s = Talking Heads – Stop Making Sense

90’s = Moby – Play

00’s = The Klaxons – Myths Of The Near Future

10’s = Seinabo Sey – Younger … ou Beyoncé !

 

Et le son du futur ?

Zak : Celui qu’on cherche encore !

On s’est bien marrés en ITW avec @hyphenhyphen pour le @hood_festival #staytuned

Une photo publiée par @betcpop le

par Joz2p

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