Couronnes de fleurs & parka fluo: We Love Green, report photo

Le lundi 01 juin 2015 dans Live report, Music

welove

Ah, le We Love Green. C’est un peu le lancement de la saison des festivals Parisiens en plein air, on sort fleurs aux cheveux, on met son plus beau marcel, ses lunettes de soleil les plus à la mode et on va voir des artistes jouer entre deux discours eco-friendly. C’était en tout cas l’esprit de cette première journée de samedi, où on se serait cru en plein mois de Juillet, dégustant les mélodies surfeuses de Allah Las, la trance Afro Beat de Seun Kuti et les riffs Californiens d’Hanni El Khatib tout ça mélangé à l’excellente Heineken écolo vendue 7€ la pinte. Mais trêve de plaisanteries, Django Django arrive, et ça n’est plus la douce après midi mais la nuit furieuse que nous ont offert les Irlandais. De la techno pop, tintée de mélodies rock aux accents électro (suis-je assez clair?) en guise de mise en bouche pour la soirée. Un des concerts les plus efficaces du festival, merci de les avoir fait jouer à la tombée de la nuit !

La soirée se clôture par la grande Christine, plus Queen que jamais. Arrivée conquérante, prête à en découdre avec la foule qui l’acclame, son show est relativement bluffant. On lui pardonnera son tic piqué à Franck Dubosc consistant à tutoyer le public (dieu que c’est énervant…) pour apprécier les chorégraphies et jeux de lumière carrément intenses. Elle nous prouve qu’en France on peut faire de la musique et des shows sons et lumières sans faire un remake des plus grandes réussites de Dove Attia.

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C’est vraiment pas de bol quand il se met à pleuvoir, le festival est déserté, on a froid, on s’abrite comme on peut et on ne profite pas beaucoup. Ah Dimanche je te hais déjà, tu ne m’as pas facilité la tâche cette fois-ci. On ne va pas se mentir, la motivation n’était pas la même, sous la grisaille, la navette qui nous mène au festival n’a pas la même saveur (Big Up la navette, qui a prouvé encore une fois son efficacité). Les concerts  non plus, Lapsley a livré le show le plus terne du festival, froid, sans réelle âme alors que sa voix aurait du nous réchauffer les coeurs et José Gonzales a apporté son rayon de soleil (au sens propre) au milieu d’un set magnifique mais peu adapté aux si grands espaces. 

Il a suffit qu’un gamin de Brooklyn débarque pour foutre le feu au milieu de toute cette humidité. Joey Bada$$ a montré qu’il l’était plus que tous ceux qui se tirent la bourre dans le rap Game français et nous en a mis plein la tête. Heureusement qu’il était là pour nous sauver de la catastrophe Casablancas (oui, on tire sur une ambulance… Mais que voulez-vous?) qui s’est noyé dans la pluie… Digne d’un groupe de collégiens qui veulent se mettre au métal.

En gros, si tu veux écouter de la musique cool, entendre des gens intelligents parler de causes intelligentes et manger des sandwichs bios à 15€ Hors Taxes, ce festival est ton petit paradis.

A l’année prochaine les couronnes de fleurs.

Par @FLRN_DB

Photos by Florian Duboé.

 

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