On a parlé Dr Luke, pop & tecktonik avec Yelle à Cannes

Le lundi 18 mai 2015 dans Interview, Music

YELLE

Tranquillement installé au festival de Cannes, BETC POP est parti à la rencontre de Yelle, la française POP qui cartonne actuellement aux US après son show à la Chambre Noire à Cannes. Au menu, on y cause Dr Luke, pop & tecktonik.

La pop évoque souvent un aspect consommable éphémère, mais c’est en réalité un vrai engagement artistique.

TELLE

BETC POP:  Ca pop ?

 Yelle : ouip !

 

Tu as collaboré avec le fameux Dr Luke sur ton dernier album « complètement fou », comment bosse-t-on avec un « faiseur de tubes » US ?

Ca se passe en sessions « from scratch », c’est-à-dire qu’on part de rien du tout, comme quand tu joues de la musique avec des potes dans ton local de répétitions. Dès qu’une idée excitante surgit, on l’attrape, on lui fait des câlins, on discute avec elle et on lui trouve des copines. On donne leur donne une structure, on définit la leadeuse, on lui ouvre l’esprit et on lui donne toute la force possible pour affronter sa vie éternelle. « Melody first » est le slogan de Luke. On travaille aussi beaucoup le son, avec les producteurs de sa team, toute une bande de gens passionnés et, on a de la chance, très fans de notre musique.

 

Tu es presque la seule artiste dans le genre « pop électronique »  française avec un vrai projet, et qui réussi aux US, la question se pose : la France est-elle pop ?

La France est pop dans l’esthétique, mais il est vraiment très rare que le chant en français traverse l’Atlantique.

Tu as bossé avec JCDC, les We are From LA, Yoann Lemoine, des créateurs qui montent tous en puissance, c’est quoi pour toi les bons ingrédients pour marquer la pop culture ?

C’est d’être inspiré, passionné, sincère, et convaincu. La persévérance est primordiale également. La pop évoque souvent un aspect consommable éphémère, mais c’est en réalité un vrai engagement artistique.

 

Quelles sont les artistes qui ont inspiré ton univers visuel au fil de ta carrière?

Aussi bien Talking Heads, que Mondrian, ou Kellogg’s !

 

Avec le recul, quels souvenirs garde-tu de l’époque « A Cause Des Garçons » et de la tecktonik ?

De très bons souvenirs. Même si ce mouvement a été englouti par les médias, son origine est tout aussi fascinante que celle de la break dance. Des jeunes de lotissements qui se retrouvent pour danser et se libérer des complexes. On a rencontré des gens adorables et à fond dans leur truc. Notre version d’A cause des garçons fait toujours partie de notre show live, une bonne chanson ne meurt jamais !

Par @thibaultrossi & @valfeist

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