Weather festival #2

Le mercredi 11 juin 2014 dans Live report, Music

On y était, on l’attendait depuis longtemps: Vendredi débutait le Weather Festival 2014 et on a des choses à dire !

DAY I

Vendredi se tenait à l’Institut du Monde Arabe une succession d’artistes de 18h à minuit, de quoi se mettre en jambe. 20h, Mount Kimbie investit la scène, ça tombe bien, la foule devenait impatiente. S’en suit 1h de live de qualité, le duo manque tout de même parfois d’énergie, ce qui se fait ressentir au niveau du public. C’est quand ils jouent le fameux ‘made to stray’ que la foule commence joyeusement à danser et ce, jusqu’à la fin de leur concert. Malgré un début de live poussif, Mount Kimbie ne nous a pas déçu.

Moritz Von Oswald prend la relève – une performance à souligner mais peut être trop pointue et expérimentale pour la soirée.

Enfin le fameux et légendaire label Underground Resistance force le respect et la ferveur de tous. Timeline était présenté en live à Paris. Une performance incroyable, impeccablement exécutée. Un mélange de free jazz, funk et electro: l’essence même de UR. Le Weather ne fait que commencer, et et l’on sent déjà planer un vrai sentiment de bonheur.

 

DAY II

14h: nous voici conduits, grâce à une navette gratuite garée juste à la sortie du métro (+1 pour l’organisation), au Bourget, pour l’évênement le plus attendu de ce festival. Nous arrivons sous un soleil de plomb au milieu de nulle part.
Passée la sécurité (qui n’accepte toujours pas les sucettes) nous pouvons déjà entendre le son de la scène printemps qui se tient juste devant nous.

15h: les Roumains RPR nous mettent dans l’ambiance, il y a déjà pas mal de monde sur le tarmac et il fait toujours aussi chaud. Surprise en se promenant un peu, des points d’eau apparaissent (non ce n’était pas un mirage, cf l’année dernière) soulagés, on se laisse vite entrainer par le groove de la scène Eté, sur laquelle Hold youth et MCDE s’étaient succédés aux platines.
20h: Un nombre considérable de personnes se dirigent vers la même scène. Villalobos débute son set, et c’est à ce moment que l’on se rend compte du nombre de personnes présentes. Des milliers de festivaliers acclament l’artiste Germano-Chilien qui joue avec une maîtrise parfaite. Un des meilleurs set de l’event : original et pointu. Le tout sous le soleil couchant…

 

Il est temps de faire un tour dans la scène Automne. Ben Klock est au commande du vaisseau spatial, le hangar est full. On se sent happé par de la techno fraîche et ça fait du bien de voir le maître à l’œuvre. Enfin, voir, c’est un grand mot, car la scène Automne était trop haute, et on ne voyait pas le DJ ni les platines à moins d’être dans une position stratégique (au milieu de la foule à 10-15 mètres de la scène).
Enfin, rester devant cette scène toute la nuit relevait de l’héroïsme car le sound system était plus que décevant, et presque gênant quand on fait venir ce genre d’artistes. On entendait des basses trop lourdes, vrombissantes qui transformaient les sets, en abattage. Pourtant, on apprécie beaucoup et on peut féliciter les équipes du lighting qui nous en a fait voir de toutes les couleurs. J’arrive tout de même à apprécier Planetary Assault System qui livre une performance live mental, voyageur. Bref la tête dans les étoiles.

 

Cependant je sais déjà que j’éviterai cette scène durant les prochaines heures (et pourtant…). 3h du matin, le festival bat son plein, et en plus d’avoir pas mal d’espace pour respirer (notons la climatisation, oui oui. CF l’année dernière) il n’y a presque aucune queue pour accéder aux bars ou encore aux toilettes.

RDV sur la scène Hiver que je vois pour la première fois : un floor immense avec des bandes lumineuses un peu partout. Len Faki cartonne avec un set galopant qui éradique toute envie de dormir ! Fidèle à lui même, il satisfait les amateurs de techno survitaminée (le son était plus audible ici).

Trade reprend les commandes de la scène Automne, le duo Blawan/Surgeon déclare clairement la guerre. D’ailleurs, en plein milieu du set, un hurluberlu à jugé drôle de grimper tout en haut du hangar, et de se suspendre à 20 mètres du sol (si ce n’est plus…). Le son s’arrête ; le public trépigne. Il finit par se faire redescendre pour retourner faire la fête…normal.

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(on voit des jambes qui pendent au milieu du cercle sur la barre centrale)

Bref entre les scènes indoors, niveau son, c’était « le combat des titans ».

6h, le jour se lêve petit à petit, je me dirige vers la scène Eté ou Dygas finissait son set deep house. Le calme après la tempête.

Pour la fermeture, c’est sur la scène Printemps que se passaient les choses (à mon goût) : L’anglais Seth Troxler entame un set éblouissant de fraîcheur et de justesse. De la bonne house comme on l’aime. Il donne encore assez d’énergie pour danser. La foule tient debout et use ses dernières forces, le sourire aux lèvres.

Dernière nous, le soleil brille, il est 9h30 et le légendaire Derrick May finit alors son set. En allant rejoindre la navette du retour, on s’éloigne des scènes et du son. On se dit que c’est fini,un brin nostalgique. On a passé une folle nuit.

Le petit bonus c’est le dernier spectacle auquel quelques chanceux ont pu assister. Le décollage de l’avion Air Force One d’Obama, juste à côté de nous (classe). Après 22h de son, on garde la tête dans les nuages.

DAY III

Après m’être bien reposée Dimanche et Lundi, je décide d’aller voir ce qu’il se passait du côté de l’île Seguin pour la closing du Weather. J’arrive pile pour le set du Britannique Blawan, sur la scène UK. J’avoue ne pas avoir pu décoller. Blawan nous a encore démontré qu’il avait tout d’un grand. 3h de set remarquable, un des meilleurs, sous un ciel à moitié gris. L’ambiance devient presque mystique.

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Les quelques festivaliers courageux dansaient à n’en plus en pouvoir. Une très bonne ambiance, plus intimiste. Je ne regrette pas d’avoir rampé jusqu’à Billancourt pour assister à cette fin magnifique.

Sous le chapiteau Juste Debout, avec 3 chairs : une foule en délire les applaudissent pendant plus de 10 minutes, réclamant encore un peu de son.
Personne n’a envie que ça se finisse, on traîne des pieds. Il est 23h, tout le monde rentre chez soi. Le retour à la réalité va être dur.

Points + : organisation, scènes outdoors, casiers, coin chill out, points d’eau, navette gratuite, programmation, ambiance.

Points – : Sound system !

Le résultat est sans appel, je crois que cette deuxième édition (seulement) a été une vraie réussite. On est fièr d’avoir notre festival techno et je tiens à féliciter l’équipe du Weather pour ce merveilleux évênement. Merci aussi d’avoir appris de vos erreurs (cf l’année dernière).
Le Weather Festival fera partie des grands.

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