INTERVIEW// Cascadeur à Cannes

Le jeudi 15 mai 2014 dans Interview, Music

Lors de son séjour à Cannes et juste avant son concert à la Villa UGC, Cascadeur a répondu à nos questions. Une interview ciné/musique tout en détente avec l’homme casqué.

Après le succès de Human Octopus, comment as tu abordé Ghost Surfer ?

Assez calmement, je crois que je n’étais pas dans cette fameuse « crainte » du second album. J’ai disposé de temps,les morceaux étaient présents (élaborés pendant la première tournée et pendant les « pauses ») et j’ai eu la chance de pouvoir agencer les enregistrements librement avec les équipes de mon choix. Un grand merci à Casablanca (mon label).

Comment décrirais tu l’évolution entre Human Octopus et Ghost Surfer ?

J’ai l’impression que « Ghost surfer » m’a permis de me libérer,en quelque sorte,d’explorer de nouveaux territoires, je le voulais plus organique et dense, plus orchestral (sans pour autant tomber dans le « trop plein »), fiévreux et avec du souffle.

Pourquoi garder ton anonymat avec ce casque?
C’est le luxe ultime! Cet anonymat me permet d’échapper au …, au…, mais aussi à l’… L’enlever,serait quelque part ne plus être. Ce qui ne veut pas dire que c’est chose facile, c’est une discipline en soi. Une forme de dépouillement paradoxal, je crois.

Tu vas te produire à l’occasion du festival de Cannes. As tu déjà collaboré avec des réalisateurs de cinema ? Quel est ton rapport à l’image en tant que musicien?

Un peu,oui, je crois que c’est le cinéma qui m’a conduit à la musique… Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai en mémoire deux chocs enfantins:
– La vision en Italie d’un film de Sergio Leone (en vo) et cette musique originale (pour le moins)…
– Barry Lyndon (et son entracte) et ses musiques issues du répertoire classique.

Une BOF qui t’a marqué ?

« Le bon,la brute et le truand » peut-être pour l’invention dans les arrangements.

Le film dont tu aurais aimé faire la BOF ?

« Le bon,la brute et le truand »!!! (un vrai massacre!)

Les marques deviennent de plus en plus productrices de contenus originaux (films, courts metrages, musique, expositions…), comment vois tu cette évolution – de la marque commerciale à la marque culturelle -?

La marque comme mécène …Une tradition décentrée? J’y vois une forme de modernité, si la marque travaille de concert avec l’artiste. Comme l’aventure d’une recherche et la recherche d’une aventure.

Ta playlist de 5 titres (de BOF ou que tu aimerais entendre dans un film) ?






L’album de cascadeur Ghost Surfer, est en écoute ici

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